* *
* *
Venir voler à Senlis...

Météo de la région...
pleinchamp.jpg

meteo_consult.jpg

meteo_f.jpg

Notre belle ville...

- Découvrir Senlis...
- Les visites historiques...
- Les environs de Senlis...
- Senlis en calèche...

Galerie

Fonds d'écran

  Galeries photo 
 Les beaux gestes 

Check list

A-Introduction

Construction

Divers

Electrique

Fun

Idées lecture

Le blog des copains (bis)

Pratiquer le vol en salle

Radio

Récréation

Souvenir des Voeux

Vol En Salle...

_Nos réalisations

_Vie du club

Nos partenaires...

logo_ville_de_senlis.jpg
logo_departement.gif

Fréquentation

   visiteurs

   visiteur en ligne

Connexion...
 Liste des membres Membres: 179

Votre pseudo:

Mot de passe:

[ Mot de passe perdu ? ]


[ Devenir membre ]


  Membre en ligne: 0
  Anonyme en ligne: 1
Les visites historiques

La ville de Senlis

Senlis, ancienne cité de la tribu gauloise des Sulbanectes, est située sur un petit promontoire au confluent de deux affluents de l’Oise: la Nonette et l’Aunette.

Elle vit paisiblement à proximité de Paris entourée par un rideau de forêts séculaires. Au Ier siècle, sa situation privilégiée au carrefour des voies romaines en fait une cité importante. Elle reçoit le nom d’Augustomagus (marché d’Auguste). Les invasions barbares du IIIe siècle l’obligent à se protéger derrière une enceinte fortifiée. Toujours très visible, elle enserre environ 8 hectares: le castrum. Si, dès les origines, le groupe épiscopal s’élève à l’intérieur des murs, d’importants sanctuaires sont édifiés hors des remparts: la basilique Saint-Rieul, Saint-Aignan et Saint-Pierre. Ceci atteste la continuité de la vie urbaine hors des murs d’enceinte du castrum, de l’Antiquité au haut Moyen Age, dans le suburbium.

Du Xe au XIe siècle, la séparation des pouvoirs s’accentue; la rue du Châtel, ancien cardo, délimite à l’est l’ensemble épiscopal et à l’ouest la résidence royale. C’est là que Hugues Capet est élu roi en 987. Verrou stratégique au nord du domaine royal capétien, la ville bénéficie de la munificence des souverains. Anne de Kiev, femme du roi Henri Ier, fonde en 1066 le monastère suburbain de Saint-Vincent.

Au XII
e siècle, Louis VI fait réédifier le château et approuve la construction d’une nouvelle cathédrale. Sous Philippe Auguste, une deuxième enceinte, plus étendue (environ 44 hectares), englobe l’abbaye Saint-Vincent. Louis IX permet le transfert de l’hôtel-Dieu rue du Châtel, la création du couvent des Cordeliers et l’installation du prieuré Saint-Maurice dans le château. La ville se consacre alors au commerce du drap et du vin.

Après la guerre de Cent Ans, se constitue une nouvelle société de notables. Attirés par les offices royaux liés à la présence du bailliage, ces "robins" s’empressent de faire construire des hôtels particuliers précédés le plus souvent d’un portail monumental.

Sous l’impulsion du cardinal de La Rochefoucauld, Senlis connaît un remarquable essor spirituel au XVIIe siècle. Le couvent de la Présentation, la nouvelle abbaye Saint-Vincent dont la communauté est réformée, l’hôpital de la Charité (1669), l’institution des Filles de la Croix (1695) ont dans la ville une emprise foncière considérable.

Senlis est relativement épargnée par la Révolution. Privée de son évêché, elle devient une petite sous-préfecture. Le démantèlement d’une grande partie des remparts et des portes en 1827 ne l’empêche pas de conserver son patrimoine monumental. L’offensive de l’été 1914 interrompt cette douce existence. En 1918, le maréchal Foch part de son état-major général de Senlis pour imposer l’armistice à Rethondes. Aujourd’hui, la ville ancienne est classée "secteur sauvegardé".



Je vous propose maintenant de découvrir Senlis par la visite de son patrimoine historique. Afin de vous orienter, vous pouvez télécharger le plan qui vous permettra de localiser les momuments à l'aide de numéros. Vous retrouverez ces numéros à la suite des noms de sites.


La Cathédrale Notre-Dame de Senlis (3)


Edifiée au début des années 1150 sur l'emplacement de sanctuaires plus anciens, Notre-Dame de Senlis est consacrée le 16 Juin 1191.

De dimensions relativement modestes (18m sous clé de voûte), c'est l'un des premiers vaisseaux gothiques. Son portail occidental voit apparaître le thème de la Vierge couronnée.

D'importants travaux la modifient au XIIIe siècle : on prolonge le clocher du sud d'une élégante flèche à deux étages et l'on interrompt la perspective intérieure en perçant un transept qui laisse la nef plus courte que le choeur.


En 1504, un incendie, provoqué par la foudre, détruit la charpente et entraîne l'effondrement des voûtes, à l'exception de celle de la 1e travée. On reconstruit les parties hautes de la cathédrale en les surélevant de 6 mètres, on double les bas-côtés de la nef et l'on pare les façades latérales d'un décor flamboyant très riche.

La révolution fait disparaître le mobilier mais ne détruit que les têtes de statues-colonnes du portail occidental, remplacées au milieu du XIXe siècle.

En 1986, on termine la restauration de l'intérieur et en 1993 celle de la flèche.



Ancien hôpital de la Charité,
Archives départementales de l'Oise (26)


Construits au XVIIIe siècle par les frères de Saint-Jean de Dieu, les bâtiments de la Charité, initialement hôpital psychiatrique, restent à peu près intacts jusqu'en 1914 ; ils abritaient alors la sous-préfecture, le tribunal, la prison et même une école maternelle et le musée municipal.

En septembre 1914 les Allemands incendièrent le pavillon d'honneur (sous-préfecture et tribunal), reconstruit par le Trésor Public en 1973. Les autres parties peu à peu abandonnées et dans le plus triste état furent achetées la même année par le Conseil Général et restaurées de façon exemplaire.

La chapelle, les bâtiments dits de la Force et de Demi-liberté, rangés autour d'un jardin au calme monacal, abritent actuellement l'annexe des Archives Départementales de l'Oise.

Ce très bel ensemble constitue aujourd'hui l'exemple le mieux conservé de toutes les Charités Françaises. Il est classé monument historique depuis 1942.



Arènes gallo-romaines (28)


Les arènes de Senlis étaient le principal lieu de spectacle de la ville gallo-romaine d'Augustomagus, du Ier au IIIe siècle. Après les invasions, puis l'interdiction de la gladiature, les arènes servent de carrière comblée au fil des temps pour devenir une butte.

Au XIXe siècle, les recherches de Félix Vernois, un des membres fondateurs de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Senlis, permettent de redécouvrir le site. La Société d'Histoire acquiert les terrains et de nombreuses années sont nécessaires pour le déblaiement de ces vestiges.

Les arènes sont du type creusé.

De part et d'autre de l'entrée principale on trouve quatre loges d'animaux. De petits escaliers conduisaient au premier étage de gradins, un deuxième étage, et probablement un troisième en bois lui succédait. À gauche se trouve le temple aux sept niches abritant les dieux auxquels les gladiateurs adressaient leurs prières quand ils venaient saluer les notables.

La piste est une ellipse aux diamètres de 34,45m et 41,50m. Le grand axe de l'ellipse du monument tout entier est de 90m.

Les jeux, combats de gladiateurs avec des bêtes sauvages, sont attestés par les éléments qui subsistent comme les emplacements des grilles destinées à protéger les spectateurs. On peut penser que d'autres spectacles étaient aussi donnés dans ces arènes : mimes, danseurs, chanteurs.



Les vestiges du Château Royal (1)


Sur le point le plus haut de la ville, les ruines romantiques du palais témoignent de dix siècles de présence royale à Senlis.

C'est ici qu'en 987 Hugues Capet fut élu roi de France, d'où la place prééminente de la ville royale entre le XIe et XIIIe siècle.

Appuyé sur la muraille gallo-romaine, le palais actuel a été bâti par Louis VI le Gros dans les années 1130.

On peut encore y reconnaître les très beaux vestiges de la chapelle et de la grande salle à l'étage, et, à proximité, une grosse tour rectangulaire qui tenait le rôle de donjon.

Cet ensemble exceptionnel est complété à l'ouest par les bâtiments du prieuré Saint-Maurice.



L'Hôtel de ville (20)


Son origine remonte à la création de la commune de Senlis en 1173, comme en témoigne la charte signée par Louis VII.

Immeuble peu important à l'époque, il fut reconstruit entre 1495 et 1497. Le bâtiment a fait l'objet de travaux aux XVIIe et XVIIIe siècles, puis a englobé petit à petit les maisons voisines pour devenir ce qu'il est aujourd'hui. Au sommet se trouve une horloge (1608) provenant de l'ancien beffroi.

Un buste d'Henri IV orne sa façade principale. Il fut placé à cet endroit par Charles X lors de sa traversée de Senlis en 1825. On peut y lire la déclaration suivante "mon heur prins son commencement dans la ville de Senlis...", prononcée en 1590 devant le Parlement de Paris, par Henri IV, rendant hommage aux habitants de Senlis, fidèles au roi, qui l'avaient accueilli dans leur ville pendant les guerres de religion.

La salle du conseil, à laquelle on accède par un bel escalier à vis, a gardé son charme d'antan. Elle est décorée d'un grand tableau de Lucien Mélingue, de 1885, rappelant l'acte de dévouement des otages lors de l'affrontement entre les Armagnacs et les Bourguignons, en 1418.

La ville a célébré le 500e anniversaire de son Hôtel de ville en février 1997.



Les hôtels particuliers des XVIIe et XVIIIe siècles (8)


Senlis s'enrichit au XVIIe et XVIIIe siècles de majestueux hôtels particuliers, construits dans la belle pierre blonde de la région, parfois associée à la brique.

D'imposants portails donnent accès à des cours pavées.

De sobres lucarnes, encadrées de consoles surmontées de pots-à-feu, confèrent aux façades un aspect de noblesse harmonieuse, caractéristique de l'époque classique.

La place Gérard de Nerval et la rue de Beauvais présentent de beaux exemples de ce type de constructions : Hôtels Germain, La Londe...



La muraille gallo-romaine (15)


Elle remonte à la fin du IIIe siècle de notre ère.

C'est la seule de la France du Nord dont le plan est encore complet ; ovale de 840m de périmètre couvrant une superficie de 6,38ha (le castrum).

Il demeure aujourd'hui une douzaine de tours en élévation, sur la trentaine que comportait l'enceinte à l'origine.

Dans sa hauteur d'environ 7 mètres, la muraille se caractérise par des lits de tuiles horizontaux tous les 1,50m environ destinés à renforcer la solidité de la construction.

On a un très bel aperçu de cette fortification dans le jardin du Roy, jardin public situé rue du Chat-Haret, à proximité du château et de la cathédrale.



Le prieuré Saint-Maurice (16)


Dans l'enceinte du Palais Royal, le prieuré Saint-Maurice fut fondé par Saint Louis, entre 1262 et 1264, pour abriter les reliques de saint Maurice et de ses compagnons martyrs de la Légion Thébaine. Il était desservi par une communauté de 12 chanoines et un prieur, suivant la règle de Saint Augustin.

Du prieuré d¹origine, dont le cloître et l¹église ont été rasés après la révolution, il ne subsiste que la salle capitulaire fortement modifiée au XIXèsiècle et à l'étage le dortoir de la fin du XVe, dont la charpente est remarquable, qui accueille aujourd¹hui des manifestations culturelles. Ces bâtiments ont été récemment restaurés.

Le logis du prieur, vaste bâtiment de style classique reconstruit au XVIIIe siècle sur les caves gothiques encore en place, abrite sur trois étages le musée de la Vénerie (3)



Rues anciennes et pittoresques (Partout...)


Le centre de la ville ancienne, sauvegardé, a conservé le charme des rues médiévales, sinueuses, pavées, parfois inclinées vers le caniveau central d'écoulement des eaux.

Des bornes chasse-roues protègent les vieux murs, animés de niches abritant çà et là des statuettes, fleuris au printemps de nombreuses giroflées sauvages.

Ces rues font le plaisir des cinéastes qui y ont tourné plus de 100 films en décor naturel.


Leurs noms évocateurs vous invitent à la promenade :

Rue de la Treille et sa fausse porte,
Rue du Chat-Haret et sa vue sur la cathédrale, la muraille et les vestiges du Château Royal,
Rue des Pigeons Blancs, aux Flageards, des Cordeliers,
Rue du Heaume et la petite place de la Fontaine des Etuves,
Rues des Bordeaux, des Vignes, Saint-Yves à l'Argent dans le voisinage de l'Abbaye Saint-Vincent.




Ancienne église Saint-Aignan (19)


Édifiée à la fin du XIe siècle, l'Eglise Paroissiale Saint-Aignan n'a conservé du plan basilical d'origine, qu'une partie du clocher nord. Le reste de l'édifice reconstruit au XIIe siècle, est embelli au XVe et XVIe siècle.

Elle est vendue comme bien national à la révolution ; sa nef et ses bas-côtés sont détruits au début du XIXe siècle.

Le choeur et les croisillons sont transformés en théâtre, puis en cinéma jusque dans les années soixante-dix.

Les restes de cet édifice ont été restaurés grâce à des initiatives privées.



Eglise Saint-Frambourg, Fondation Cziffra (4)


C'est au XIIe siècle, vers 1166/1170 qu'est édifiée cette collégiale.

Vaste bâtiment à nef unique de 50m de long sur 13,30m de large de pur style gothique. Elle est érigée sur les ruines d'une ancienne chapelle fondée vers 995/997 par Adélaïde, épouse d'Huguet Capet, roi de France, pour abriter les reliques de Saint-Frambourg.

Actuellement, cette chapelle retrouvée lors des fouilles archéologiques, se présente comme une crypte. À l'aube du XIe siècle, à l'air libre lorsque débutent les travaux de construction de la collégiale, elle est détruite, remblayée et recouverte par le nouvel édifice.

Grâce au mécénat du pianiste Georges Cziffra, l'édifice, sauvé et restauré avec beaucoup de goût, devient l'auditorium Franz Liszt.



Ancienne église Saint-Pierre (13)


Les fouilles archéologiques de 1978 ont révélé, à l'emplacement de la nef actuelle, l'existence d'un édifice carolingien. En 1029, le roi Robert le Pieux fonde une nouvelle église. À la fin du XIe siècle, est construit un clocher roman, situé au nord de l'église. Au XIIIe siècle, le choeur et le transept sont élevés.

Au début du XVe siècle, on amorce une nef, qui restera couverte d'une charpente, en 1432 une flèche de pierre coiffe le clocher roman et des bas-côtés voûtés accompagnent la nef. Au XVIe siècle, la façade ouest termine la nef, puis on ajoute des bas-côtés au choeur. En 1615 enfin, un clocher vient se greffer au sud de l'église.

Une litre funéraire du XVIIe siècle (bande peinte en noir en signe de deuil) ceinture les parties hautes du choeur et du transept, c'est un témoin de l'ancienne décoration intérieure de l'église.



De la désafectation au marché couvert :

En 1793, l'église est désaffectée, le mobilier dispersé. L'édifice est d'abord transformé en usine, on y mélange la chicorée au café. Dans ce but, des bâtiments parasitaires s'installent. L'église est ensuite utilisée en caserne, on démonte l'ancien dallage et on le remplace par des pavés qui donnent un niveau ondulant, sillonnée de rigoles pour l'entretien. En 1881, après une vive polémique, la Municipalité décide d'installer un marché couvert sous les voûtes de Saint-Pierre. Le 19 décembre 1887, l'ensemble est classé Monument Historique, ce qui ne change en rien son utilisation.

Le coup d'arret

Le dimanche 3 mars 1974, un DC 10 tombe en forêt d'Ermenonville, tuant dans sa chute 346 personnes. L'église est transformée pour un jour en chapelle ardente. Un arrêté municipal décide immédiatement la cessation du marché couvert. La restauration de Saint-Pierre est décidée en vue de son utilisation comme salle d'animation.

De 1976 à 1982, des travaux de réhabilitation importants sont effectués : vitraux, dallage à l'ancienne, charpente de la nef… L'ancienne église Saint-Pierre, aujourd'hui salle d'expositions et de concerts, retrouve ainsi une vocation noble, en harmonie avec sa grande qualité architecturale.



L'Abbaye Saint-Vincent (16)


Anne de Kiev fonde, en 1060, l'abbaye qui conserve le nom de Saint -Vincent, diacre espagnol, auquel était déjà consacrée une chapelle sur cet emplacement. Anne était l'épouse d'Henri I.

De 1065 à la Révolution, Saint-Vincent est une abbaye confiée aux moines de saint Augustin. Elle sera rattachée à Sainte-Geneviève de Paris. Deux remaniements eurent lieu aux XIIIe et XVIIe siècles.

Confisquée lors de la Révolution, l'abbaye devient un bien publique. Son utilisation, dont une usine de tissage, s'avère difficile. En 1836, l'évêque de Beauvais achète Saint-Vincent qui devient un internat de garçons. Le diocèse confie l'établissement scolaire aux Pères Maristes en 1869.

L'expansion de l'institution trouve une solution avec l'achat, en 1846, de l'abbaye mitoyenne de la Présentation. Lors de la Restauration, une école militaire de l'Ordre de Saint-Louis a occupé cette abbaye de dames.

Confisqué lors de la séparation de l'Eglise et de l'Etat, l'ensemble du bâtiment est racheté par les anciens élèves. Durant la guerre 1914-1918, l'annexe de Saint-Vincent, appelée Saint-Louis, est transformée en hôpital militaire. Les Allemands occupent les lieux de 1939 à 1945.

Aujourd'hui, Saint-Vincent est un lycée mixte.

Les deux élèves les plus connus sont José-Maria de Hérédia et l'abbé Henri Breuil.

Quelques liens utiles et agréables :

www.cathedrales-de-france.com/senlis.htm
perso.wanadoo.fr/jeanmarc.casbonne/pagedaccueilsenlis.htm

 

Continuons avec les environs de Senlis...


Date de création : 18/12/2005 @ 09:42
Dernière modification : 05/12/2008 @ 10:23
Catégorie :
Page lue 11174 fois


Imprimer l'article Imprimer l'article

^ Haut ^